Conseil départemental Thierry REPENTIN à la rencontre des personnes hébergées au CAO de Fourneaux, novembre 2016

Publié le 12 juillet 2017

Accueil des migrants : la Savoie doit prendre sa part, avec l’aide de l’Etat

« A l’occasion de sa séance plénière, le Conseil départemental a débattu vendredi 30 juin sur un vœu déposé par la majorité relatif à l’accueil en Savoie de personnes demandeurs d’asile d’une part, et de jeunes isolés venus d’Italie d’autre part.

Au nom des élus de gauche du groupe Savoie pour tous, j’ai demandé que ce vœu soit amendé. Dans le cas contraire, nous ne l’aurions pas approuvé. Nous ne pouvons pas laisser entendre que la Savoie ne prendrait pas sa part à la solidarité nationale à l’égard des migrants. Les Savoyards-es et notre Département portent dans leur identité cette tradition d’accueil et de solidarité.

texte du voeu

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L’implantation d’un Centre d’accueil a été voulue par l’Etat sur la commune de Chignin. Ce projet s’insère dans une démarche nationale portée par la SNI (une filiale de la Caisses des Dépôts et Consignations) qui  a acquis des hôtels Formule 1 dans la perspective de loger des migrants.

D’autres Centres de cette nature sont implantés en Savoie, avec le soutien des élus locaux. Il s’agit de lieux dans lesquels les demandeurs d’asile peuvent séjourner dans l’attente que leur dossier soit étudié par les pouvoirs publics.

Le projet de Centre prévu à Chignin mérite pour sa part des aménagements. Isolé de tout, il doit notamment être enrichi par un projet d’intégration des personnes accueillies et, à ce titre, bénéficier de l’accompagnement de services sous la responsabilité de l’Etat.

Après débat, l’Assemblée départementale a voté à l’unanimité un vœu demandant à l’Etat de prendre les mesures nécessaires pour que le Centre de Chignin voit le jour dans de bonnes conditions, si ce projet est confirmé… ce qui est nécessaire !

Par ailleurs, la Savoie est particulièrement confrontée, comme département frontalier, à l’afflux croissant de jeunes isolés passant par la frontière italienne. Certains sont mineurs et doivent être protégés par la France.

Cette urgence humanitaire doit être prise en charge par des services spécialisés, mais elle ne peut l’être au détriment de leurs missions quotidiennes. En cohérence avec ses engagements européens, l’Etat doit prêter main forte aux départements.

L’Union européenne, pour sa part, doit s’engager dans une solidarité plus effective en moyens humains, logistiques et financiers à l’égard des pays qui forment les frontières de l’Europe et qui sont en première ligne de l’accueil de ces migrants. »

Thierry REPENTIN

Conseiller départemental de Chambéry 1, président du groupe Savoie Pour Tous




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