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Publié le 1 février 2019

Lyon-Turin : une visite ministérielle pour rappeler nos priorités

La ministre des transports Elisabeth BORNE était présente en Savoie ce vendredi pour une journée consacrée à la ligne ferroviaire Lyon-Turin.

Après une visite du chantier du tunnel international en Maurienne, une séance de travail consacrée notamment à la question des accès au tunnel s’est tenue au Conseil départemental à Chambéry. Participaient à cette réunion la ministre BORNE et de nombreux élus des trois départements de la Savoie, de la Haute-Savoie et de l’Isère.

Le Lyon-Turin pour améliorer les trains régionaux

Thierry REPENTIN, président du groupe des élus de gauche au Conseil départemental de la Savoie, a insisté sur l’opportunité historique que constitue le Lyon-Turin pour l’amélioration de la desserte « voyageurs » du massif alpin. Cette dimension est majeure pour les populations des trois agglomérations d’Annecy, Chambéry et Grenoble, mais aussi des vallées de Tarentaise et de Maurienne. Les usagers sont tributaires dans leurs déplacements des cadencements et des temps de trajets.

« Des trains qui roulent plus vite, sur un itinéraire en direction de Chambéry, Grenoble et Annecy et un jour Genève, mais aussi vers nos vallées touristiques, c’est la garantie pour les habitants de TER plus nombreux et fiables. »

Thierry REPENTIN Repentin_Borne_01022019

La gare du Lyon-Turin doit être Chambéry. Pour les élus du groupe Savoie Pour Tous, la réalisation des voies d’accès doit correspondre au tracé déclaré d’utilité publique en 2013. L’option d’un tunnel sous Chartreuse, qui éviterait Chambéry, rallongerait les déplacements entre les agglomérations alpines et Lyon. On ne pourrait pas faire mieux pour dissuader de prendre le TER !

Des propositions exigeantes

Dans ce contexte, Thierry REPENTIN a rappelé cinq propositions qui n’ont pas suscité d’opposition :

  1. Une initiative européenne doit permettre d’inclure les voies d’accès côté français dans les travaux qui bénéficieront des subventions de l’Europe, au même titre que l’actuel tunnel de base, dans des proportions que les pays de l’Union doivent discuter ;
  2. La mise en place d’une surtaxe Poids lourds pour la traversée des Alpes permettant un financement du rail par la route doit trouver sa place dans le débat ;
  3. La Loi d’Orientation des Mobilités actuellement en discussion pourrait prévoir un soutien financier public au tracé d’accès au Lyon-Turin, par la modernisation de la voie Dijon / Modane ;
  4. Une « régionalisation » des voies d’accès entre l’agglomération de Lyon et les Alpes, sur le modèle du canal Seine Nord désormais impulsé par la région Hauts de France ;
  5. L’écoute des demandes des élus locaux et des riverains de la future ligne Lyon-Turin doit être approfondie, pour en améliorer l’acceptabilité localement (protections environnementales, traversées des agglomérations de Chambéry et Montmélian, etc.).

 




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